25éme régiment de tirailleurs sénégalais

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25éme régiment de tirailleurs sénégalais

Message  Admin le Mer 7 Oct - 20:17

Voici une nouvelle rubrique pour collecter toute les informations sur ce glorieux régiment à l'existence éphémère (avril-Juin 1940).

Donc appelle à toute les bonnes volontés. Merci à "le Gone" qui nous à permis de compléter l'organistation du régiment.

Création du Régiment :

Le régiment à été créé le 16 avril 1940 au camp de Souge prés de Bordeaux à partir de tirailleurs provenant de trois dépôt d'A.O.F ( le 1er bataillon à été formé à Tiaroye (sénégal, 30 km au nord de Dakar), le 2ème à Ouakam (banlieue de Dakar) et le 3ème à Ségou (Mali)). Il est rattaché le 30 avril à la 8éme D.I.C. Début Juin cette dernière quitte Montélimar pour rejoindre le théâtre d'opération du Nord-Est et laisse en route le 25 RTS à Lyon au profit de l'armée des Alpes.

Le 25 R.T.S. est composé de trois bataillons :

Organisation :

Chef de corps : Colonel Bouriand

1° Bataillon :
chef de bataillon : Commandant Alaury.
1e Compagnie : Lieutenant Mané
2e Compagnie : Capitaine Noury
3e Compagnie : capitaine Gouzy.
4e Compagnie : Cie d'accompagnement :
2° Bataillon :
chef de bataillon : Commandant Dumont.
5e Compagnie : Capitaine Clément
6e Compagnie : Lieutenant Defoly
7e Compagnie : Lieutenant Jacmaire
8e Compagnie : Cie d'accompagnement : Lieutenant Roberty
3° Bataillon :
chef de bataillon : Commandant Letang.
9e Compagnie : capitaine Tournier.
10e Compagnie : capitaine Jacquemard.
11e Compagnie : capitaine Raymond.
12e Compagnie : Cie d'accompagnement


Combats[/u] :

1° Bataillon : il occupe le 19 juin des positions sur la RN6 dans le triangle "les Cheres-Lisieux-Chasselay".
La 3e Compagnie de ce 1/2e RTS (capitaine Gouzy) a la mission principale sur la N 6. Elle tient les PA 5 (Chasselay), 6 (Montluzin), 7 (Montfort ferme) et 8 (Lissieu).
2° Bataillon : il occupe le 19 juin des positions sur la RN7 dans le triangle "Arbresle-Fleurieux-Lentilly".
5e Compagnie du capitaine Clément à l'Arbresle combat du 19 au 20 juin

3° Bataillon : il est rattaché au groupement Bissy est occupe le secteur "Lagnieux-Briord". Il combat à Sault-Brénaz. Suite à son replis dans la nuit du 20 au 21, il combat sur le Guiers et aux échelles.

Citation :

Citation : Mama Syniobo – 25e RTS : Combats des Echelles

Tirailleur

Excellent tirailleur, observateur de la section. Plein de courage et d’entrain endiablé, a été du plus bel exemple pour sa section, au combat des Échelles, le 24 juin 1940. Fait prisonnier à trois reprises différentes, a réussi à chaque fois à s’évader et à reprendre le combat. En dernier lieu, a traversé à la nage, tout équipé, une rivière torrentueuse sous le feu de l’ennemi et a rejoint une unité française puis, enfin, son bataillon.

Citation à l'ordre du Corps d'Armée : "Ferbos, aspirant au 25e RTS

Aspirant de réserve, chef de section d'engins. Au combat de Sault-Brénaz, le 20 juin 1940, a fait l'admiration unanime de ses chefs et de ses subordonns européens et indigènes, par son calme, courage et sang-froid sous les feux ennemis d'infanterie et d'artillerie. A, par son action personnelle, empêché l'ennemi de jeter un pont de bateaux sur le Rhône. S'est à nouveau particulièrement distingué au combat de Les Echelles, le 24 juin, où, par le feu ajusté de ses mortiers, il a réussi à ralentir très sérieusement l'infanterie ennemie et est intervenu efficacement contre les engins blindés". Le présent ordre comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile vermeil. 12 octobre 1940.

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Combats de Les Echelles (73360)

Message  Berlan le Jeu 3 Mar - 9:38

Je vous transmets un extrait d'article concernant les combats des Echelles - Saint Franc en juin 1940.
Cet article a été diffusé par l'association patrimoniale "La Commanderie".

Le 3ème bataillon, quant à lui, combattit pour la défense du verrou des Echelles et de la
chaîne de l’Epine.
Le livre de M. Antoine Baton « Les heures sombres » décrit de façon détaillée les combats qui se déroulent
sur le secteur de Saint Franc, La Bauche et Les Echelles. Nous ne pouvons donc que renvoyer le lecteur à
cet ouvrage imprégné de l’ambiance particulière de cette époque.
Nous nous contenterons de rappeler les noms des soldats décédés sur notre territoire :
Normandin Jack, lieutenant, inhumé à Pessac (Gironde)
Gibert Jules , décédé à l’hôpital du Pont de Beauvoisin (38) le 25/6/1940 à 23h30
et inhumé à Tuchan (Aude)
Koulibady Dogo (ou Coulibady N’Dogo), sergent
Bakary Tienta
Dembele Dategue (ou Datiguili)
Dontigui Bore
Sama Soro (ou Goro)
Koné Saturnin
* L’orthographe des noms peut varier selon les auteurs.
Une plaque commémorative portant le nom de ces huit soldats morts pour la France se trouve sur le monument
aux morts des Echelles (face nord). Les 6 tirailleurs d’origine africaine sont restés longtemps inhumés au
cimetière du Menuet. Ils ont été regroupés avec d’autres camarades indigènes (dans les années 1980 environ) au
cimetière militaire de La Doua (Villeurbanne 69). L’accès aux tombes s’effectue par l’avenue Albert Einstein, face
à la rue Antoinette (carré D, rangée R7).
Deux autres tirailleurs, tués le 23 juin 1940, sont inhumés en continuité. Il s’agit de Tangara Ba et Mamadou
Sankaré. Peut-être sont- ils tombés lors des combats de Saint Béron et La Bridoire, bien que ces deux mairies
n’aient pas noté leur décès. Le cimetière militaire de La Doua comporte la tombe de près de 350 tirailleurs, le Tata
de Chasselay recueillant les morts des 1ers et 2ème bataillons.
———————————————————————————————————————————-
L’estimation des pertes parmi les tirailleurs, pour les combats de 1940, varie selon les sources
mais celles-ci semblent se situer aux environs de 17 000 hommes. Par ailleurs, quelque 15 000 tirailleurs sénégalais
sont, après l’armistice, aux mains de l’ennemi, qui les interne en France dans des camps dits « Frontstalag ».
Beaucoup ne supportent pas les conditions d’internements et tombent malades ; ils sont alors libérés et remis aux
autorités françaises qui les prennent en charge jusqu’à la Libération. Certains parviennent à s’évader pour rejoindre
les rangs de la Résistance. Présents dans de nombreux maquis, notamment le Vercors où ils forment même un
« escadron sénégalais » au sein d’un régiment de cavalerie, le 11eme cuirassiers, ils se distingueront encore au cours
des combats de la Libération.
Pour leur bravoure et leur efficacité dans la campagne de France, les tirailleurs sénégalais se voient décerner
plusieurs décorations et citations tant individuelles que collectives alors même que les inscriptions attribuées
au titre de la campagne de 1940 ont été peu nombreuses.

Berlan

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